| Les candidats à l'accession à la propriété,
aussi bien que les locataires ont droit, sous certaines conditions, à
des aides financières qui allègent singulièrement la
dépense logement. Etes-vous sûr de ne pas pouvoir bénéficier
de l'une d'elles ?
Plusieurs aides au logement, qui prennent la forme de subvention ou de
prêt à taux avantageux, allègent la dépense
des propriétaires qui acquièrent une résidence ou
font des travaux. Les locataires ne sont pas exclus et peuvent être
aidés pour le paiement de leurs loyers. Parmi ces mesures, l'allocation
de logement familiale et l'allocation de logement sont les plus connues.
Mais il en existe d'autres, comme la prime de déménagement
ou l'aide au paiement du dépôt de garantie qui ne méritent
pas la méconnaissance dans laquelle elles se trouvent. En voici
un aperçu.
L'allocation de logement familiale
L'allocation de logement familiale est destinée à aider
au paiement du loyer des locataires ou au remboursements des emprunts
contractés pour l'achat d'un logement ou des travaux des propriétaires.
Peuvent y prétendre les couples mariés depuis moins de cinq
ans et sans enfant âgés de moins de 40 ans au moment du mariage,
ceux qui ont à charge et vivant dans leur foyer, un ascendant de
plus de 65 ans ou 60 ans s'il est inapte au travail ou infirme, les personnes
qui perçoivent déjà une prestation familiale, et
celles qui ont au moins un enfant à charge. Est considéré
comme étant à charge, l'enfant âgé de moins
de 21 ans. S'il travaille, sa rémunération ne doit pas excéder
55 % du SMIC (soit 620 € par mois depuis le 1er juillet 2001).
Le logement doit être la résidence principale du bénéficiaire
de l'aide. Sa surface doit être au moins égale à 16
m2 pour deux personnes ou un ménage sans enfant. Elle est majorée
de 9 m2 par personne supplémentaire dans la limite de 70 m2 pour
huit personnes et plus. Le logement doit avoir une arrivée d'eau
potable, un WC et un moyen de chauffage.
Bon à savoir : lorsque le logement ne répond plus aux normes
à la suite de la naissance d'un enfant, l'allocation est maintenue
pendant quatre ans. L'allocation peut être également accordée
à titre exceptionnel pour les logement non collectifs pour deux
ans par décision de la CAF ou de la MSA si la condition de superficie
n'est pas remplie au moment de la demande.
L'allocation, actualisée au 1er juillet de chaque année,
varie selon la situation de famille, le montant des ressources du bénéficiaire
et celles des personnes vivant au foyer, le montant du loyer ou du remboursement
du crédit. Elle est attribuée pour un an et versée
chaque mois et cesse d'être attribuée à partir du
premier jour du mois où l'une des conditions a cessé d'être
remplie. Soumise à la contribution au remboursement de la dette
sociale (CRDS) au taux de 0,5 %, l'allocation, dont le montant est déterminé
selon des barèmes pour le moins complexes, est versée soit
directement au bénéficiaire soit au propriétaire
ou à l'organisme prêteur.
Bon à savoir : le site Internet de la CAF - http://www.caf.fr/simulog/
vous aide à connaître vos droits au titre des aides au logement.
Le formulaire de demande est fourni par la caisse d'allocations familiales,
la caisse de mutualité sociale agricole, ou le service chargé
du paiement des prestations familiales en cas d'appartenance au régime
de la RATP ou de la SNCF.
L'allocation de logement sociale
L'allocation de logement sociale est versée aux personnes de nationalité
française qui résident en France et aux étrangers
en situation régulière qui ne remplissent pas les conditions
requises pour bénéficier de l'allocation de logement familiale
ou l'aide personnalisée au logement. Elle est attribuée
pour la résidence principale, qu'il s'agisse d'une maison ou un
appartement, d'un logement dans une résidence universitaire, d'un
logement foyer, d'un meublé, d'une maison de retraite ou un centre
de long séjour. La surface minimale du logement est de 9 m²
pour une personne seule, 16 m² pour deux personnes augmentée
de 9 m2 par personne supplémentaire.
A l'instar de l'allocation de logement familiale, l'allocation de logement
sociale n'est pas versée si le prétendant à l'aide
est ascendant ou descendant du bailleur, ou si le bailleur est descendant
ou ascendant du conjoint, du concubin ou de la personne avec qui le prétendant
à l'aide est lié(e) par PACS.
L'allocation est versée soit directement au bénéficiaire
ou au propriétaire, en cas de location, ou à l'organisme
prêteur en cas d'accession à la propriété.
L'allocation est alors déduite du montant du loyer ou des charges
de remboursement.
Le formulaire de demande doit être adressé à la CAF
ou à la MSA et doit être accompagné d'un état
des personnes vivant au foyer, d'une déclaration de ressources
sur l'honneur indiquant le total des revenus imposables des personnes
ayant vécu dans votre foyer, d'une copie du contrat de location,
de la quittance du mois d'entrée dans les lieux ou d'un bulletin
de salaire si l'employeur est le bailleur.
Encadré
Prime de déménagement
En cas de déménagement à l'occasion de la naissance
du 3ème enfant ou des suivants et à condition de remplir
les conditions de droit aux allocations de logement, vous avez droit à
une prime égale au montant des frais de déménagement
dans la limite de 820,49 € pour un déménagement après
la naissance d'un 3ème enfant, ou de 888,86 € pour un déménagement
après la naissance d'un 4ème enfant à laquelle s'ajoute
une majoration de 68,37 € par enfant supplémentaire.
Pour obtenir cette prime, la demande doit être faite à la
CAF dans un délai de six mois maximum après le déménagement
et doit être accompagnée de la facture de l'entreprise de
déménagement, facture de location d'un véhicule,
etc.
Fin encadré
La prime de l'Agence nationale pour l'amélioration de l'habitat
Cette prime est destinée aux propriétaires bailleurs qui
s'engagent à louer leurs logements pendant 9 ans ainsi qu'aux locataires
ayant reçu l'accord du propriétaire pour effectuer des travaux
permettant d'installer un ou plusieurs éléments de confort
(WC, salle de bain, chauffage central),
ou pour remplacer des installations obsolètes ou insalubres. Cette
subvention est accordée pour des logements achevés depuis
quinze ans au moins. Son montant est égal à un pourcentage
de travaux susceptible d'être subventionné.
PRINCIPAUX TAUX DE SUBVENTIONS ET PLAFONDS
DE DEPENSES SUBVENTIONNABLES
POUR LES TRAVAUX SELON LES TYPES D'INTERVENTIONS
POUR LES PROPRIETAIRES BAILLEURS
|
| Types d'interventions |
Selon la situation locale
du marché locatif
|
|
Zone PLI (2)
|
Hors zone PLI
|
1 - Loyers conventionnés
(1) après travaux réalisés dans les :Programmes
Sociaux Thématiques * (PST)(Les PST sont destinés à
favoriser le logement des personnes défavorisées. Des
règles particulières d'attribution des subventions fixées
par une convention passée entre une collectivité locale,
l'Etat et l'ANAH sont applicables).
Logements d'insertion privés
(Les LIP sont des logements destinés à des personnes
défavorisées en dehors des périmètres
couverts par les programmes sociaux thématiques)Opérations
Programmées pour l'Amélioration de l'Habitat*(OPAH)(Des
OPAH portant sur des secteurs précisément délimités
sont engagés dans certaines communes. Dans ces secteurs, des
règles particulières fixées par une convention
passée entre une collectivité locale, l'Etat et l'ANAH
sont applicables)
Programmes d'Intérêt Général* (PIG)
(Des IPG peuvent être décidés par le Préfet
pour accroître l'offre de logements sur un département.
Ils permettent une majoration des aides de l'ANAH) |
70 %
70 %
50 %
50 % |
50 %
40 %
35 %
- |
2 - Loyers intermédiaires
(1) en OPAH et PIG*
(Le niveau des loyers intermédiaires est déterminé
localement par la Commission d'Amélioration de l'habitat par
référence aux loyers plafonds des prêts locatifs
sociaux -PLS- ou au niveau des loyers "Besson ancien")
Se renseigner auprès de la délégation locale
de l'ANAH |
35 %
|
20 %
|
3 - Loyers libres après
travaux réalisés en secteur diffus
(Il s'agit de travaux réalisés hors du cadre d'une opération
programmée - OPAH, PST - la seule obligation réside
dans un engagement de louer pendant 9 ans) |
20%
|
20%
|
4 - Logements soumis à
la Loi de 1948
(Le loyer reste soumis à la loi du 1 septembre 1948, après
travaux) |
50%
|
35%
|
5 - Travaux de sortie d'insalubrité
et de péril
Travaux parties communes copropriété ou monopropriété*
Travaux parties privatives en copropriété ou monopropriété
:
si loyer conventionné ;
si loyer intermédiaire ;
si loyer libre |
50 %
50 %
35 %
20 % |
50 %
35 %
20 %
20 % |
6 - Interventions spécifiques
à caractère social
(Suppression des peintures au plomb, travaux d'adaptation pour les
personnes âgées ou handicapées, aides aux propriétaires
bailleurs de ressources modestes, locataires défavorisés,
programmes techniques particuliers) |
70 % dans la limite
de 8000 € de travaux subventionnables
|
7 - Primes supplémentaires
:
pour la remise sur le marché de logements vacants :
Afin de favoriser la remise sur le marché de logements vacants,
une prime supplémentaire - si le logement est conventionné
après travaux - peut être accordée dans les communes
concernées par la taxe d'inhabitation ou les communes dans
lesquelles le taux de 20 % de logements sociaux n'est pas atteint
;
pour les économies d'énergie :
fenêtres répondant à des critères de qualité
pour des chaudières à condensation |
entre 3000 €
et 1500 €
selon les cas
80 €
900 €
|
|
PRINCIPAUX TAUX DE SUBVENTIONS ET PLAFONDS
DE DEPENSES SUBVENTIONNABLESPOUR LES TRAVAUX SELON LES TYPES D'INTERVENTIONS
POUR LES PROPRIETAIRES OCCUPANTS
|
|
Types d'interventions
|
Taux de subvention
|
Plafonds de travaux subventionnables
|
Travaux réalisés pour des propriétaires
occupants hors propriétaires
très sociaux (1)
|
20 %
|
11 000 %
|
|
Travaux réalisés pour des propriétaires
très sociaux (1)
|
35 %
|
13 000 %
|
|
Travaux de sortie d'insalubrité et
de péril dans les parties privatives ou dans les parties
communes d'un immeuble en mono-propriété ou copropriété.
|
50 %
|
26 000 %
|
Interventions spécifiques à
caractère social
Suppression des peintures au plomb, travaux d'adaptation pour
les personnes âgées ou handicapées
|
70 %
|
8000 %
|
Primes qualité :
pour des fenêtres répondant à des critères
de qualité
pour des chaudières à condensation
|
80 €
900 €
|
|
(1) Propriétaires
très sociaux : les aides de l'ANAH sont majorées pour
les propriétaires dont les ressources sont inférieures
ou égales à 50 % du plafond fixé pour bénéficier
des aides (§M).
|
|
Source www.anah.fr
|
La demande doit être adressée par écrit à la
délégation départementale de l'ANAH, à la
direction départementale de l'équipement.
Prime à l'amélioration de l'habitat
Pour financer les travaux d'amélioration de logements anciens,
la direction départementale de l'équipement (DDE) verse
une prime dite d'amélioration de l'habitat. Cette prime est réservée
aux propriétaires occupant un immeuble de plus de vingt ans, dont
les ressources n'excèdent pas 70 % des plafonds de ressources définis
pour l'attribution des prêts d'accession à la propriété.
Les travaux doivent être destinés à l'amélioration
du confort, de la salubrité, de l'équipement et de la sécurité,
aux économies d'énergie, ou doivent consister en un aménagement
permettant l'accessibilité pour les besoins des personnes handicapées
physiques.
Le montant de la prime ne peut excéder un pourcentage du coût
réel des travaux dans la limite d'un plafond de travaux par logement
(voir ci-après). Dans les zones urbaines sensibles, le taux de
la subvention peut être majoré de 5 % du coût des travaux,
dans la limite d'un montant de travaux de 12 958,17 €.
|
Nature des travaux
|
Taux de la prime
|
Montant maximum
|
| Mise aux normes d'habitabilité |
20 %
|
2 134,29 €
|
| Protection contre le bruit et
la lumière |
50 %
|
2 134,29 €
|
| Accessibilité ou adaptation
aux personnes handicapées |
50 %
|
3 048,98 €
|
| Accessibilité et adaptation
aux travailleurs manuels travaillant la nuit |
50 %
|
2 134,29 €
|
| Mise aux normes d'habitabilité
dans le cadre d'une OPAH |
25 %
|
2 667,86 €
|
| Demandeurs dont les ressources
sont inférieures à 50 % des plafonds PAP |
35 %
|
3 735,00 €
|
| Logements situés dans une
zone rurale d'intervention prioritaire |
20 %
|
2 667,86 €
|
Travaux dans une copropriété
en difficulté, dans le cadre d'une OPAH,
avec ressources au plus égales aux plafonds PAP |
25 %
|
3 224,30 €
|
Travaux dans une copropriété
en difficulté, dans le cadre d'une OPAH,
avec ressources inférieures à 60 % des plafonds |
35 %
|
4 535,36 €
|
| Travaux sur parties communes d'un
immeuble faisant l'objet d'un plan de sauvegarde |
50 %
|
-
|
Le prêt à l'amélioration de l'habitat
Attribué aux résidants en France, qu'ils soient locataires,
sous-locataires, accédants à la propriété
ou propriétaires et à condition de percevoir des allocations
familiales, le prêt à l'amélioration de l'habitat
est alloué sans conditions de ressources.
Le prêt doit être affecté à l'habitation principale
pour des travaux de réparation ou d'assainissement et d'amélioration
(installation de l'eau courante, de salle d'eau, de W-C individuels, installation
de gaz, d'électricité, de conduits de fumée), d'agrandissement
ou d'isolation thermique ou phonique.
Sont exclus en revanche les prêts destinés à financer
les travaux de peinture, de pose de papier peint, ou concernant l'achèvement
d'une construction neuve.
Ce prêt au taux de 1 % peut atteindre 80 % des dépenses
effectuées, mais ne peut excéder 1067 €. Il est remboursable
en 36 mensualités au maximum à partir du 4e mois suivant
le versement.
Les demandes doivent être adressées à la caisse d'allocations
familiales (CAF) ou à l'organisme qui verse les prestations familiales.
L'Aide Personnalisée au Logement
La demande d'APL doit être formulée selon les cas, auprès
des Caisses d'Allocations Familiales (CAF) ou des Caisses de Mutualité
Sociale Agricole. Des renseignements peuvent également être
obtenus auprès de la Direction Départementale de l'Equipement
(DDE), l'Association Départementale d'Information sur le Logement
(ADIL). En pratique cette aide est versée directement à
l'établissement qui a accordé le prêt ouvrant droit
à l'APL, ce qui permet de réduire les dépenses de
logement en allégeant la charge de remboursement du prêt
pour les accédants à la propriété.
Peuvent en bénéficier les propriétaires qui occupent
un logement à titre de résidence principale, au moins 8
mois par an. L'APL ne peut être attribuée qu'à une
seule personne ou à une même famille et pour un seul logement
et ne peut pas se cumuler avec l'allocation logement. Enfin, ne peuvent
pas en bénéficier les personnes logées (éventuellement
à titre onéreux) par leurs ascendants ou descendants ou
leur conjoint, concubin ou partenaire avec lequel ils sont liés
par un PACS.
Révisé en principe au 1er juillet de chaque année,
le montant dépend du nombre de personnes à charge, du montant
des revenus du bénéficiaire et de la charge de logement.
Cette révision peut donner lieu à une augmentation à
une diminution ou à la disparition de l'ALS selon la variation
des revenus du bénéficiaire. A titre d'exemple, l'APL est
de 80 € par mois pour un couple dont seul un des conjoints salarié
déclare 18 300 € de revenus annuels, remboursant chaque mois
530 € de charges d'emprunt pour l'achat d'un logement à Paris.
L'allocation est de 132 € par mois lorsque les revenus annuels sont
de 15 250 €.
Le versement de l'APL est soumis à des ressources minimales afin
de ne pas encourager le surendettement des ménages à faibles
revenus. L'APL est réservée aux ménages dont les
revenus mensuels sont au moins 2,5 fois supérieurs aux charges
de remboursement, étant entendu que l'APL ne couvre jamais le montant
total des mensualités car un taux d'effort minimum est demandé
à l'emprunteur.
LE PRET CONVENTIONNE
Destiné à financer l'acquisition de la résidence
principale de l'emprunteur (ou éventuellement une résidence
pour la retraite) le prêt conventionné est limité
à 90 % du coût de l'opération, ce qui suppose que
le candidat à l'emprunt ait un apport personnel de 10 % pour en
bénéficier. Le taux d'intérêt du prêt
conventionné est variable selon les établissements de crédit
dans une limite maximale déterminée dans le tableau ci-dessous.
Ce prêt est accessible à tous, sans condition de ressources.
| |
TAUX PLAFOND
|
|
Durée égale ou inférieure
à 12 ans
|
Durée supérieure à 12
ans et inférieure ou égale à 15 ans
|
Durée supérieure à 15
ans et inférieure ou égale à 20 ans
|
Durée supérieureà 20
ans
|
|
PC à taux fixe
|
7,20 %
|
7,40 %
|
7,55 %
|
7,65 %
|
|
PC à taux révisable
|
7,20 %
|
Le Prêt d'Accession Sociale (PAS)
Le PAS est un prêt principal. Il peut couvrir jusqu'à 90
% du coût de l'opération (y compris les travaux). Il peut
être complété avec un apport personnel, un prêt
à 0 %, un prêt d'épargne logement, un prêt à
caractère social, un prêt 1 % logement. La durée du
PAS varie entre 10 et 25 ans. Le taux du PAS varie selon les établissements
prêteurs, sans pouvoir dépasser un taux maximum réglementé.
Il existe des formules de PAS à taux fixe et à taux révisable
ou à annuités modulables. Il varie de 6,60 % à 7.05
% pour les prêts à taux fixes et ne dépasse 6.60 %
pour les prêts à taux révisables. Il ouvre droit à
l'aide personnalisée au logement (APL).
|
Plafonds des PAS en 2002 - revenus
de référence 2000
|
|
Nombre de personnes composant le ménage
|
Ile-de-France
|
Province
|
|
1
|
15 204
|
12 146
|
|
2
|
22 316
|
17 764
|
|
3
|
26 800
|
21 364
|
|
4
|
31 294
|
24 959
|
|
5
|
35 801
|
28 570
|
|
par personne supplémentaire
|
+ 4 489
|
+ 3 598
|
Attribué dans les conditions de revenus ci-dessus, le PAS permet
de bénéficier d'une aide en cas de perte d'emploi survenant
plus d'un an après la signature du contrat de prêt. Cette
aide financée par le 1 % logement, consiste en un report gratuit
de 50 % des échéances du PAS et éventuellement du
prêt à 0 % en fin de prêt dans la limite de 12 échéances
fractionnables en deux fois maximum. Une seconde période de report
de 12 mois est possible au-delà de la 8ème année
de remboursement du prêt.
Les compte et plan d'épargnes logement
Placements sûrs et tranquilles les compte et plan d'épargnes
logement sont destinés à encourager ceux qui disposent d'une
capacité d'épargne relativement modeste dans le cadre du
CEL et plus importante pour le PEL, à s'engager dans la voie de
l'investissement immobilier en toute sérénité. L'idée
qui préside au fonctionnement de ces deux formules de financement
est simple. En premier lieu, sous prétexte d'une rémunération
quelque peu plus élevée que le taux d'inflation, elles obligent
ceux qui auraient le projet d'acquérir un logement à accumuler
une épargne au cours d'une période plus ou moins longue
selon la formule retenue. Ensuite, pour finaliser l'opération,
un prêt immobilier dont le montant varie selon la durée et
l'importance de l'effort d'épargne est accordé à
un taux d'intérêt sans concurrence (voir le rappel des taux
pratiqués depuis 1986). Enfin, une prime de l'état, variable
selon l'importance du crédit immobilier accordé est versée
à celui qui emprunte dans le cadre desdites dispositions. Ce faisant,
l'épargne accumulée, synonyme d'apport personnel, transforme
ipso facto le futur candidat à l'investissement immobilier en un
client apprécié auquel les banquiers n'hésitent pas
à proposer des prêts complémentaires très compétitifs.
|
REMUNERATION DES SOMMES VERSEES SUR UN
CEL
|
|
Années
|
1986
|
1994
|
1998
|
1999
|
2000
|
|
Taux
|
2.75
|
2.25
|
2
|
1.50
|
2
|
|
REMUNERATION DES SOMMES VERSEES SUR UN
PEL
|
|
Années
|
1986
|
1994
|
1998
|
1999
|
2000
|
|
Taux
|
6
|
5.25
|
4
|
3.60
|
4.50
|
|
TAUX D'INTERET DES PRETS ACCORDES AU TITRE
DU CEL
|
|
Années
|
1986
|
1994
|
1999
|
2000
|
|
Taux
|
4.25
|
3.75
|
3
|
3.50
|
|
TAUX D'INTERET DES PRETS ACCORDES AU TITRE
DU PEL
|
|
Années
|
1986
|
1994
|
1998
|
2000
|
|
Taux
|
6.32
|
5.54
|
4.31
|
4.97
|
Il reste cependant que les deux formules répondent à des
attentes différentes. La durée minimale d'épargne
est de 18 mois seulement pour le compte et de 4 ans pour le plan. Le CEL
est aussi plus souple. Il permet de retirer et de déposer librement
des sommes dans une limite de 15 300 € et l'obtention d'un prêt
après de 18 mois d'épargne seulement à un taux de
3,50 %. Pour le plan d'épargne ce taux est de 4,97 %. En contrepartie,
le rendement maximal, intérêts plus prime, est de 3 % contre
4,5 % dans le cadre du PEL. Enfin, la prime de l'état n'est versée
que si le prêt est demandé.
Le Compte d'Epargne Logement
A l'instar d'un compte bancaire, le CEL permet de retirer ou de déposer
librement de l'argent auprès des Caisses d'épargne et des
banques et organismes de crédit habilités par l'Etat. Il
permet, après 18 mois d'épargne, d'obtenir un prêt
destiné à financer une acquisition immobilière ou
des travaux. Créé en 1965, le CEL a été mis
en place pour encourager le financement de la construction, de l'acquisition,
de l'extension ainsi que certaines dépenses de réparation
et d'amélioration de la résidence principale. Par la suite,
l'objet du CEL s'est étendu au financement des résidences
secondaires et depuis 1993, au financement de la souscription de parts
de SCPI spécialisées dans le logement.
Toute personne physique peut ouvrir un CEL. Toutefois, il ne peut être
ouvert qu'un seul compte par personne, mais un cumul avec un plan d'épargne
logement est possible à condition que les deux comptes soient ouverts
dans le même établissement. Ajoutons que les personnes fiscalement
domiciliées à l'étranger peuvent ouvrir un CEL, mais
le prêt ne peut financer qu'un bien immobilier situé en France
et dans les DOM.
Pour ouvrir un CEL, un dépôt initial de 300 € minimum
doit être accompli. Par la suite, les versements ultérieurs
doivent être au minimum de 75 €. Ouvert pour une durée
minimale de 18 mois, il peut être déposé 15 300 €
au maximum et ce plafond ne peut être dépassé, y compris
par la capitalisation des intérêts. Des retraits peuvent
être faits à vue à condition toutefois qu'ils ne fassent
pas descendre le montant du compte à un niveau inférieur
au montant du dépôt initial soit 300 €.
LA REMUNERATION DE L'EPARGNE ET L'ATTRIBUTION DU PRET
Depuis le 1er juillet 2000, les fonds versés sur un CEL rapportent
2 % par an, soit 1,80% si l'on tient compte des prélèvements
sociaux (CRDS et CSG). Les intérêts sont calculés
par quinzaine et sont capitalisés une fois par an le 31 décembre.
Pour mémoire, les CEL ont rapporté
- 2 % à compter du 1er juillet 2000,
- 1,5 % en 1999,
- 2 % en 1998.
- 2,25 % en 1994,
- 3,25% en 1986.
Après une période d'épargne minimale de 18 mois
et à condition d'avoir acquis un montant minimum d'intérêts
actuellement fixé à 75 € pour prétendre à
un prêt d'accession à la propriété ou à
la construction, 37 € pour les travaux de réparation ou d'amélioration
ou 22,5 € pour les travaux d'économie d'énergie, un
prêt maximum de 22 867 € est accordé en proportion des
intérêts acquis pendant la période d'épargne.
Ce prêt, accompagné de la prime maximale de 1 143 €
versée par l'état est remboursable sur une période
de 2 à 15 ans au taux de 3 % depuis le 1er août 1999. (Pour
mémoire le taux de ce crédit était de 3,5 % en 1998,
3,75 % en 1994, 4,25 % entre 1986 et 1994).
Encadré
A la différence du plan d'épargne logement, la prime accordée
dans le cadre du compte épargne logement n'est versée par
l'Etat que s'il y a demande effective de prêt. Un postulant emprunteur
qui ne réalise aucune acquisition immobilière n'a donc pas
droit à la prime… Cette prime, exonérée d'impôt
sur le revenu est égale à une fraction des intérêts
acquis à la date de la demande du prêt. Depuis juin 1998,
elle représente un peu plus de la moitié des intérêts
acquis (5/9).
Fin encadré
UN CEL POUR FINANCER QUOI ?
Le prêt obtenu au titre du PEL peut être utilisé
pour construire ou acheter une résidence principale neuve ou ancienne.
Le logement doit servir de résidence principale soit à l'emprunteur,
soit à l'un de vos ascendants ou à l'un de vos descendants.
Le logement peut aussi servir de résidence principale à
un locataire ayant signé un contrat de location vide. Il peut également
servir à financer une résidence secondaire, à condition
que celle-ci soit neuve et qu'elle soit utilisée à titre
personnel ou familial.
D'autre part, le prêt peut servir à acquérir un parking
ou une place de stationnement situé à proximité de
la résidence principale lorsque celle-ci appartient à l'acquéreur
ou au financement d'un terrain à construire si le prêt finance
simultanément les dépenses de construction.
Enfin, le prêt peut être demandé pour financer des
travaux dans une résidence principale ou secondaire. Ces travaux
peuvent entraîner une modification de la surface habitable du logement
par surélévation, extension, aménagement ou division
du logement. Ils peuvent être destinés à équiper,
moderniser, conserver, assainir ou améliorer le confort du logement
à l'exclusion des travaux de menu entretien au enfin viser des
économies d'énergie. Le CEL est cumulable avec un prêt
acquis au titre d'un PEL. En cas de cumul de prêt plan et de prêt
compte détenu par le même titulaire, le montant maximum du
prêt peut atteindre 92 000 €.
Plusieurs PEL dans une même famille
Les membres d'une même famille peuvent se céder leurs droits
à PEL et ainsi s'aider pour devenir propriétaires (à
conditions que les bénéficiaires de la cession des droits
à PEL disposent eux-mêmes de droits à prêt issus
de leur propre plan d'épargne). Il en est ainsi pour le conjoint,
les ascendants, descendants ou ceux du conjoint.
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