EMPRUNTER AU MEILLEUR COUT
A coté des banques généralistes et spécialisées, de nouveaux acteurs surgissent,
notamment sur internet. Ils ont en commun de vous proposer d'emprunter au meilleur
coût… à condition de passer par leur intermédiaire. Tour d'horizon.
Vous voulez un crédit immobilier ? Rapidement ? Aux meilleures conditions
possibles ? Qu'à cela ne tienne ! Branchez-vous sur internet, puis lancez votre
moteur de recherche après avoir inscrit CREDIT IMMOBILIER dans le champs de
la requête. En quelques secondes, votre écran d'ordinateur sera envahi par une
profusion d'adresses parmi lesquelles il ne vous restera plus qu'à choisir un
intermédiaire à votre convenance. Cela dit, pour obtenir votre prêt, vous devrez
d'abord constituer un dossier de demande de crédit. Et à ce stade, que vous
vous trouviez sur le site d'un courtier en crédit, sur celui d'une banque traditionnelle
ou d'une banque spécialisée dans le crédit immobilier ou enfin, si vous vous
rendez, en personne à un rendez-vous fixé par un banquier, les justificatifs
suivants vous seront demandés.
LES DOCUMENTS DONT LE BANQUIER A BESOIN
Pour constituer un dossier de crédit, le candidat emprunteur doit justifier
et fournir à son interlocuteur différents documents relatifs à son identité,
sa situation de famille, ses revenus et enfin des indications précises concernant
l'opération à financer. S'agissant de l'identité, le demandeur de prêt doit
fournir une copie de sa carte d'identité ou de son passeport ou une copie de
sa carte de séjour s'il est résident étranger en France. Pour la situation de
famille, l'emprunteur marié doit fournir son contrat de mariage s'il existe
ou le jugement de divorce, le cas échéant. De même, si l'emprunteur est une
personne morale (société civile immobilière) les statuts ou les projet de statuts
devront être présentés au banquier.
LES JUSTIFICATIONS DES REVENUS ET DES CHARGES
Si l'emprunteur s'adresse à un interlocuteur qui n'est pas son banquier habituel,
il devra lui présenter ses relevés de compte bancaire des derniers mois écoulés
ainsi que ses derniers avis d'imposition. Pour un salarié, sont généralement
exigés les trois derniers bulletins de salaire et notamment celui du mois de
décembre de l'année précédente qui récapitule l'ensemble de revenus salariaux
de l'année. Pour un non salarié ou un commerçant, les 2 derniers bilans ou les
déclarations 2031 certifiés par le comptable doivent être produits. Pour une
profession libérale, les 2 dernières déclarations 2035 sont généralement demandées.
Quant aux revenus fonciers, ils doivent être justifiés à l'aide des déclarations
2044 et 2072 pour les SCI. Enfin, si des crédits immobiliers sont en cours de
remboursement, les tableaux d'amortissement doivent être joints au dossier de
demande de prêt afin de permettre au banquier d'évaluer les risques qu'il encourt.
LES JUSTIFICATIFS CONCERNANT L'ACQUISITION
Enfin, une copie de la promesse ou du compromis de vente et éventuellement
le plan du bien devront être joints au dossier pour une demande de prêt concernant
un immeuble ancien. Si des travaux sont prévus, les devis des travaux à réaliser,
le permis de construire ou le récépissé de la demande seront demandés. Pour
le financement d'un logement neuf, il conviendra de joindre le contrat de réservation,
le descriptif technique et les plans à la demande de prêt.
Pour peu votre nom ne figure pas au fichier des incidents de paiement de la
Banque de France, ces différents éléments permettent à l'établissement de crédit
d'évaluer votre dossier et de vous faire une proposition dont le prix final
dépend du type de crédit choisi, taux fixe ou taux variable, des garanties souscrites
au profit du banquier, hypothèque, privilège de préteur de deniers et des assurances
en cas de décès, d'invalidité ou de chômage.
FAIRE JOUER LA CONCURRENCE
Sur internet, le processus de demande de prêt est souvent le même, quelque
soit l'organisme auquel vous vous adressez. Dans un espace généralement sécurisé,
les informations confidentielles précédemment énumérées vous sont demandées
sur vous-même, votre âge, votre sexe, votre situation de famille et votre activité
ainsi que des explications précises sur la nature du projet immobilier pour
lequel vous sollicitez un financement vous sont demandées.
La raison d'être de ses intermédiaires est de soumettre en une seule fois,
votre projet d'acquisition immobilière à plusieurs établissements de crédits.
Incontestablement, cette démarche offre l'avantage de la simplicité et elle
permet un gain de temps. La fastidieuse démarche du remplissage du formulaire
de demande de crédit n'étant faite qu'une seule et unique fois. Par surcroît,
les sites spécialement dédiés au crédit immobilier proposent différents instruments
de simulation dont les fameuses calculettes de financement qui permettent de
connaître exactement le montant du remboursement du crédit en fonction du taux
d'intérêt choisi.
Une fois collectées, ces informations, à l'exception de votre identité, sont
transmises aux différents partenaires des intermédiaires. Généralement, dans
un délais de 48 h, il vous est proposé de venir consulter au même endroit, les
différentes propositions personnalisées de crédit reçues des différents partenaires
dont la durée de validité est généralement de 15 jours. Au-delà de ce délai,
les propositions sont caduques et une nouvelle demande doit être formulée. En
cas d'acceptation d'une proposition, l'intermédiaire transmet vos coordonnées
à l'émetteur de l'offre, à charge pour ce dernier de vous contacter afin de
finaliser le financement. A ce stade, l'intermédiaire a terminé sa mission et
l'attribution du prêt incombe uniquement à la banque après examen de votre dossier.
Pour finir, l'octroi du prêt se traduit par une offre préalable qu'il suffira
d'accepter.
LE ROLE DE L'INTERMEDIAIRE
Entre la transmission brute des informations recueillies, sans aucune intervention
ni conseil et une analyse détaillée par un professionnel, éventuellement assortie
de recommandations pour vous permettre de constituer le meilleur dossier possible,
la gamme des services et des interventions des intermédiaires est très large.
Le plus souvent, l'intermédiaire est directement rémunéré par l'organisme prêteur
ce qui n'interdit pas au demandeur de crédit d'essayer de faire prévaloir sa
préférence en matière de taux ou de modalité de prêt et de d'argumenter pour
obtenir la meilleure offre de crédit possible.
LES DIFFERENTS TYPES DE PRETS
Aujourd'hui, il n'est plus rare de trouver des offres de prêts qui s'étalent
sur 25 ans. Pour fixer les idées, voici un exemple de l'incidence de la durée
sur le remboursement d'un emprunt. 710 000 F empruntés à 6 % sur 15 ans reviennent
chaque mois à 5991,38 F. Au bout du compte, il en coûte 368 419,22 F d'intérêts.
Ce prêt est accessible à un emprunteur ou à un ménage disposant d'un revenu
mensuel de 18 000 F. Sur 25 ans, pour le même montant emprunté, l'effort mensuel
passe à 4574,54 F soit une diminution de 23,65 %, ce qui le rend accessible
à un foyer dont les revenus mensuels ne sont plus que 13 800 F. Cependant, le
total des intérêts versés augmente pour sa part de 79,77 % à 662 339,23 F.
L'utilisation d'un crédit à long terme permet de rendre comparable le coût
de l'acquisition d'un logement à celui de la location. Cela dit, les méthodes
d'appréciation de l'endettement des candidats sont immuables. La règle traditionnelle
d'un endettement maximum de 30% des revenus mensuels s'applique. Cette part
d'endettement, qui s'apprécie après déduction des charges de prêts immobiliers,
permet de parer aux charges nouvelles qui incombent au propriétaire, notamment
les impôts locaux (taxe d'habitation, taxe foncière) et les frais de fonctionnement
(chauffage, entretien…) du logement.
Les différents types de crédits immobiliers
En période de hausse des taux d'intérêts, le taux fixe est recommandé mais
il ne permet pas une adaptation en souplesse aux conditions de taux lorsque
ceux-ci baissent. Dans un tel cas, le crédit à taux variable est plus adapté,
mais en contrepartie ce dernier se révèle moins performant lorsque les taux
augmentent.
Le prêt révisable plafonné ou capé
Pour bénéficier d'une possibilité de baisse des mensualités de remboursement
tout en limitant les risques de hausse, il est possible d'opter pour un prêt
variable plafonné. Légèrement plus cher au départ que les prêts simplement variables,
les taux hors assurance des prêts capés sont actuellement compris entre 5,25%
et 6,70%. Ces prêts garantissent, dès la souscription que la variation du taux
d'intérêt est plafonnée à la hausse et à la baisse. Il en résulte que les remboursements
n'excèderont pas des limites prédéfinies. Le prêt modulable Ce prêt permet d'augmenter
ou de baisser les mensualités de remboursement d'un prêt (variable ou fixe)
en fonction des revenus et des charges. La hausse des mensualités provoque un
raccourcissement de la durée de remboursement du prêt et entraîne une diminution
des sommes versées au titre des intérêts de l'emprunt. A l'opposé, une baisse
des mensualités entraîne un allongement de la durée du crédit et une augmentation
de son coût. Selon les établissements et les formules proposées, cet allongement
peut être plafonné ou non en durée.
L'APPORT PERSONNEL
Les meilleurs conditions de taux sont toujours accordées à l'emprunteur… qui
emprunte le moins ! En effet, plus l'apport est important, moins grand est le
risque pour le banquier de ne pas récupérer sa mise en cas de catastrophe...
Dans ce cas, c'est le juste retour des choses, le bon client bénéficie des meilleurs
conditions financières possibles. Mais inversement, si le banquier accepte un
dossier risqué, il le fera alors payer plus ou moins chèrement... Le taux proposé
peut alors être supérieur de 0,50 % à 0,75 % ou plus. Certains prêts attribués
à des conditions avantageuses sont assimilables à l'apport personnel. Mais attention
cependant... Les mensualités de ces prêts s'additionnent et entrent en ligne
de compte pour le calcul du taux d'endettement global de 30 % au-delà duquel
un prêt est rarement accordé... Il en est ainsi pour les sommes obtenues au
titre des prêts épargne logement et des prêts 1 % logement dans les entreprises
de plus de 10 salariés.
L'APPORT PERSONNEL N'EST PAS TOUJOURS NECESSAIRE
Pour le prêteur, l'absence ou le manque d'apport personnel est souvent synonyme
de taux d'endettement important. Cela peut légitimement inquiéter votre banquier,
mais votre crédit peut être complété par diverses assurances, comme la garantie
de rachat, l'assurance revente ou une assurance en cas de chômage. Si vous souscrivez
ces différentes garanties, n'oubliez pas d'en tenir compte lors de la négociation
du taux de crédit. Le risque de votre banquier sera considérablement réduit,
et cela doit naturellement se répercuter sur sa marge.
La garantie de rachat
Certains promoteurs proposent de racheter, pendant une période pouvant aller
jusqu'à 15 ans suivant l'acquisition, le logement de tout acquéreur. Cette garantie
entre généralement en jeu lorsque surviennent des événements particuliers :
mutation géographique professionnelle, diminution durable des ressources, chômage,
divorce ou séparation de corps, décès, incapacité ou invalidité permanente.
Les conditions de rachat sont variables. Elles vont de l'offre de prix égale
au prix de vente initial moins les frais de remise en état et des frais liés
au rachat et à la revente du bien sans être inférieure à 80% du prix de vente
initial.
L'assurance revente
Certains assureurs peuvent proposer en général pendant 5 ans au maximum de
vous indemniser en vous reversant la différence entre prix d'acquisition et
prix de revente si vous devez vendre pour des raisons majeures semblables à
celles évoquées dans le cadre de la garantie de rachat. Généralement le plafond
de cette garantie est de 200 000 F
L'assurance chômage
Cette assurance peut être recommandée en cas de recours à un crédit immobilier.
Toutefois les conditions à respecter pour en bénéficier varient d'un contrat.
Elles sont généralement réservées aux salariés qui bénéficient d'un contrat
de travail à durée indéterminée depuis un certain laps de temps chez le même
employeur. Parfois s'ajoute une période de franchise (de 6 mois à 1 an), des
limites d'âge de couverture qui peuvent varier de 55 à 65 ans et une limite
de durée de garantie, parfois plafonnée à 36 mois. La prime, peut être calculée
sur la totalité du capital emprunté ou sur le capital restant dû. En conséquence
de quoi, il est possible de trouver des primes coûtant entre 0,50 et 2 % du
capital emprunté.
LES DIFFERENTS TYPES DE PRETS
Complémentaires des prêts classiques fixes ou variables, les prêts aidés permettent
sous certaines conditions de bénéficier de taux d'intérêts particulièrement
attractifs. Sous le label " prêts aidés " on trouve les formules comme le compte
et le plan d'épargne logement (CEL et PEL), le prêt à taux 0, le prêt 1 %, le
prêt conventionné (PC), le prêt d'accession sociale (PAS) ou encore les prêts
alloués aux fonctionnaires et ceux que l'on peut obtenir auprès des caisses
de retraites et des départements. Pour les trois derniers types de prêts, les
conditions d'attribution, le montant des prêts (jusqu'à 100 000 F et parfois
plus) et les taux d'intérêts (à partir de 2 %) sont très variables. L'emprunteur
a donc tout intérêt à s'adresser directement aux organismes dont il dépend…
Quant aux autres, en voici un rapide aperçu
Prêt à taux zéro
Depuis le 1er octobre 1995, le prêt à taux zéro (qui remplace le prêt PAP
d'accession à la propriété) est distribué dans les établissements de crédit
ayant signé une convention avec l'Etat. Il consiste en une avance de trésorerie,
remboursable sans intérêt, plus ou moins rapidement selon les revenus de l'emprunteur.
Ce prêt sert à l'achat, à titre de résidence principale, d'un logement neuf
ou ancien avec travaux. Accordé en complément d'un autre prêt, il ne peut excéder
le tiers de l'endettement total et 20 % du coût de l'opération (25 % dans les
zones franches urbaine). Pour en bénéficier, les revenus imposables de l'année
n - 2 (soit ceux de 1998 pour un achat en 2000) ne doivent pas dépasser un certain
plafond variable selon les charges de famille et le lieu de résidence.
|
Nombre de personnes par foyer
|
Revenus nets I-D-F
|
Revenus nets Province
|
| 1 personne |
145.000F
|
124.300F
|
| 2 personnes |
186.400F
|
165.700F
|
| 3 personnes |
207.100F
|
186.400F
|
| 4 personnes |
227.800F
|
207.100F
|
| 5 pers. et + |
248.500F
|
227.800F
|
Prix maximaux des opérations pour le calcul du montant du prêt à 0% :
|
Nombre de personnes vivant au foyer
|
I-D-F
|
Province
|
| 1 personne |
500.000F
|
350.000F
|
| 2 personnes |
700.000F
|
500.000F
|
| 3 personnes |
750.000F
|
550.000F
|
| 4 personnes |
800.000F
|
600.000F
|
| 5 personnes |
850.000F
|
650.000F
|
| 6 personnes et + |
900.000F
|
700.000F
|
La sécurisation : en cas de chômage, un fonds de garantie financé par le 1%
patronal permet de réduire d'un tiers les mensualités de remboursement pendant
15 mois, à partir du 10 eme mois de chômage indemnisé.
Le compte (CEL) et le plan (PEL) épargne logement
Après une durée minimale d'épargne qui varie selon le régime choisi, (18 mois
pour le compte ou et 4 ans pour le plan), l'épargne logement permet de se constituer
un apport personnel, de percevoir des intérêts pendant la phase d'épargne, puis
de bénéficier d'un prêt à un taux avantageux. Pour le CEL, l'épargne maximale
est de 100.000 F. Les fonds peuvent être déposés dans une Caisse d'Epargne,
à La Poste ou dans un établissement de crédit ayant passé un accord avec l'Etat.
Depuis 1993, le versement initial est de 2.000 F minimum, les versements ultérieurs
annuels étant de 500 F minimum.
Actuellement, cette épargne est rémunérée à 1,50 %. A terme, l'épargnant peut
solliciter un prêt dont le montant dépend de sa durée et des intérêts acquis
pendant la phase d'épargne. Il est au maximum de 150.000 F et en cas de cumul
avec un prêt plan épargne, il peut atteindre 600.000 F. Le taux d'intérêt du
remboursement du prêt est de 3%. A cela, l'Etat ajoute une prime (exonérée d'impôt)
dont le montant est de 7.500 F au maximum. La durée du prêt est de 2 à 15 ans.
La cession de droits à prêt est possible, c'est à dire que le titulaire d'un
compte épargne logement peut utiliser les intérêts acquis par une autre personne
à partir d'un autre compte, afin d'accroître ses droits à prêt.
PEL : comment et quand l'utiliser ?
Le plan d'épargne logement conjugue deux avantages décisifs. Pendant 4 ans,
sous la forme d'une obligation d'épargner, c'est un placement financier qui
offre un rendement de 3,60 % net d'impôt et une prime de l'Etat pouvant atteindre
10 000 F. D'autre part, au terme de la période d'épargne précitée, il offre
la possibilité de bénéficier d'un prêt à 4,31 % qui rivalise largement avec
n'importe quel prêt à taux fixe !
A QUI S'ADRESSE LE PEL ?
Le PEL concerne tous ceux qui disposent d'une capacité d'épargne. Au terme
d'une période minimale de 4 ans pendant laquelle l'épargne est bloquée, vous
bénéficierez d'un prêt dont le montant varie en fonction de l'importance des
intérêts acquis et de la durée de remboursement du prêt accordé. Accessible
aux moins fortunés et aux primo-accédants, le PEL débute par un versement initial
minimum de 1 500 F. Il continue avec des versements périodiques d'au moins 3
600 F par an, soit 300 F minimum par mois. Depuis le 26 juillet 1999, les dépôts
(plafonnés à 400 000F) sont rémunérés au taux de 3.62 %.
Bon à savoir : en cas de prêt pour l'acquisition d'une résidence principale
à usage personnel, la prime peut être majorée dans la limite de 1 000 F par
personne à charge.
LE MONTANT DU PEL :
Le montant maximal du prêt alloué au titre du PEL est de 600 000 F. Toutefois,
le montant du prêt dépend des intérêts acquis pendant la phase d'épargne et
de la durée pendant laquelle vous envisagez de rembourser le prêt qui vous est
consenti. Ainsi à titre d'illustration, pour bénéficier d'un prêt de 600 000
F remboursable en 7 ans à 4,61 %, il convient de verser au départ une somme
de 110 000 F puis 5000 F mensuellement pendant 4 ans. Pour un prêt de 180 000
F remboursable sur 10 ans, il suffit d'un versement initial de 20 000 F et de
48 versements mensuels de 3 000 F.
LE PRET 1 %
Le prêt à 1 %, l'ancien 1 % logement, compte parmi les prêts complémentaires
intéressants. Et pour cause. Un emprunteur, quelques soient ses ressources,
peut demander à en bénéficier s'il est salarié ou retraité d'une entreprise
privée employant au moins 10 salariés (et ne relevant pas du régime agricole).
Le prêt peut éventuellement être refusé si l'entreprise ne dispose plus de fonds
disponibles, si l'employeur a établi un ordre de priorité parmi les salariés
(situation familiale notamment) ou s'il a choisi de réserver des logements locatifs
plutôt que d'attribuer des prêts à ses salariés.
Le montant du 1 %
Le montant maximal du prêt 1 % est de 110 000 F en Ile-de-france, 90 000 F
pour les autres régions, 70 000 F en zone rurale. Un complément de prêt (de
10 000 à 30 000 F) peut vous être alloué si vous achetez ou construisez un logement
neuf et que vous devenez propriétaire pour la première fois ou si vous avez
au moins trois personnes à charge ou enfin si vous changez de résidence principale
pour mobilité professionnelle. Le taux d'intérêt fixé par l'organisme collecteur
ou par l'employeur varie de 1 à 4 %.
Le 1 % pour financer quoi ?
Le logement financé peut être une maison individuelle ou un logement situé
dans un immeuble collectif. Le logement doit être la résidence principale et
permanente du candidat emprunteur ou celle de ses ascendants ou descendants
ou de son conjoint pendant au moins huit mois par an. Le prêt quant à lui, ne
peut excéder la différence entre le coût de l'opération et la somme des autres
prêts souscrits. En aucun cas, il ne peut dépasser 50% du coût de l'opération.
Prêt conventionné (PC) et prêt d'accession sociale (PAS)
Ces prêts, peuvent financer jusqu'à 90 % de la construction ou de l'acquisition
de logements neufs ou anciens avec ou sans travaux d'amélioration ainsi que
des travaux d'amélioration, d'économie d'énergie et d'adaptation aux besoins
de personnes handicapées physiques. A titre d'exemple, le prix au m² d'un logement
neuf financé par un PC ne peut dépasser 19 620F à Paris et dans les Hauts-de-Seine,
le Val-de-Marne et la Seine-Saint-Denis. Ses prêts se remboursent entre 10 et
25 ans à un taux de 7 % pour les prêts à taux fixe. Pour un PAS à taux variable,
le taux est de 7,45 % si la durée est inférieure ou égale à 12 ans et de 7 %
quelle que soit la durée.
Cet aperçu des différents prêts étant donné, le candidat à l'emprunt ne doit
pas oublier de se soucier du type de garantie pris par le créancier. Ce poste
a une incidence non négligeable sur le coût total de l'opération de financement.
LES GARANTIES
Pour garantir un prêt, 2 solutions s'offrent à vous : l'hypothèque et la caution.
L'hypothèque implique que le créancier peut faire vendre aux enchères le bien
sur lequel porte l'hypothèque à défaut de remboursement du prêt dans les conditions
prévues. La caution, personne physique ou morale s'engage à payer à la place
du débiteur s'il ne parvient plus à faire face au paiement de sa dette...
L'HYPOTHEQUE, LE PRIVILEGE DE PRETEUR DE DENIERS ET LA CAUTION :
L'hypothèque est soumise à une taxe de publicité foncière de 0,615% du montant
de l'emprunt, au droit de timbre au salaire du conservateur des hypothèques,
émoluments du notaire, TVA et débours soit environ 20 % supplémentaires, auquel
s'ajoute les frais de mainlevée. Au total, une hypothèque coûte environ 2 %
du montant du prêt.
Le privilège de prêteurs de deniers est exonéré de la taxe de publicité foncière.
Il permet la saisie et la vente du bien par voie judiciaire. Toutefois, le privilège
ne peut garantir que le paiement du prix d'achat d'un bien déjà existant. Il
ne convient donc pas pour une vente sur plan et en cas d'achat de terrain à
bâtir en vue de construire une maison.
DEMANDER A UN TIERS DE SE PORTER CAUTION
Pour éviter les frais précités ainsi que la formalité de mainlevée, vous pouvez
également avoir recours au système de la caution. Celle-ci engage tous ses biens
personnels, ses revenus, salaires ou pensions et dans le pire des cas, elle
peut même être privée de la majeure partie de ses ressources (sauf un minimum
égal au revenu minimum d'insertion). Son logement pourra être mis en vente à
l'initiative du créancier.
Des sociétés comme Le crédit logement, sont spécialisées dans le cautionnement.
Le tarif de leur intervention est dégressif et peut aller de 4 000 Francs pour
le cautionnement d'un capital de 150.000 francs à 15.000 francs pour un capital
de 1 000 000 francs. Autre avantage non négligeable, la somme demandée en début
de contrat est généralement restituée en fin de contrat à hauteur de 60 à 80
% en fonction de l'importance des risques auxquels la société de caution a été
confrontée pendant la durée de remboursement de l'emprunt.