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Les
dossiers
INVESTISSEMENT IMMOBILIER : POURQUOI,
COMMENT ?
Reprise significative de l'immobilier, taux d'intérêt des crédits historiquement
bas, interrogations sur l'avenir des retraites… Plus que jamais, l'investissement
dans la pierre apparaît comme une opportunité idéale de placement !
En 1996, avec l'amortissement Périssol, le gouvernement a utilisé l'arme fiscale
pour stimuler l'immobilier. L'objectif de relance ayant été atteint, ce dispositif
a été remplacé le 1er septembre 1999 par l'amortissement BESSON. Si ces nouvelles
dispositions paraissent moins attrayantes (fiscalement), elles n'en constituent
pas moins une intéressante opportunité.
L'amortissement PERISSOL a pris fin en août 1999. Il a permis et permet toujours
aux heureux contribuables qui ont investi dans le neuf, entre le 1er janvier
1996 et le 31 août 1999, de déduire de leurs revenus fonciers un amortissement
égal à 80 % du prix d'acquisition à raison, les quatre premières années de 10
% du prix d'achat et de 2 % les vingt années suivantes. Corrélativement, le
taux de la déduction forfaitaire applicable au montant annuel des loyers a été
fixé à 6 % au lieu de 14 % tandis que les dépenses (ultérieures) d'amélioration
sont devenues amortissables sur 10 ans au lieu d'être immédiatement déductibles.
Enfin, les déficits fonciers s'imputent sur le revenu dans la limite de 100
000 F.
Désormais, le dispositif "BESSON" s'applique, avec des modalités différentes,
à ceux qui investissent pour louer dans des logements neufs (et anciens). Comme
annoncé par le gouvernement, il s'agit de promouvoir un statut locatif dit "
intermédiaire ". On ne s'étonnera donc pas de trouver dans ces nouvelles dispositions
des conditions tenant à la qualité du logement, au montant des loyers pratiqués
et au niveau de revenu des locataires.
Peuvent bénéficier de l'amortissement BESSON les personnes qui acquièrent
une logement neuf destiné à la location à compter du 1er janvier 1999 ou celles
qui font construire un logement destiné à la location. Dans ce cas, la déclaration
d'ouverture de chantier doit intervenir à compter du 1er janvier 1999. Sont
concernés les immeubles urbains situés en France. Le logement doit être affecté
à la location non meublée et le locataire doit y fixer son habitation principale.
Il ne peut pas être loué à un membre du foyer fiscal du bailleur, ou à un de
ses descendants ou ascendants. Enfin, les bailleurs doivent prendre l'engagement
de louer le logement à usage d'habitation principale pendant 9 ans.
Le loyer quant à lui, ne doit pas être supérieur à un plafond fixé par décret.
Pour 1999, le plafond à Paris et communes limitrophes (zone I bis) et de 75
F / m² 65 F / m² dans les autres communes de l'agglomération parisienne (zone
I), 50 F / m² dans les communes de plus de 100.000 habitants (zone II) et 45
F / m² dans les autres communes situées en France et DOM (zone III)
S'agissant des ressources du locataire, elles ne doivent pas dépasser un plafond
annuel, également fixé par décret et revalorisé chaque année. Ces ressources
s'entendent du revenu fiscal figurant sur l'avis d'imposition établi au titre
de l'avant-dernière année précédant celle de la signature du contrat de location.
Ce plafond varie selon la composition de la famille : Il est fixé comme suit
pour 1999
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Composition du foyer locataire
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Lieu de la location
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| D |
Ile-de-France
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Province
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| - Personne seule |
115.000 F
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96.000 F
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| - Majoration par personne à charge à partir de la cinquième |
189.000 F
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147.000 F
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| - Couple marié |
227.000 F
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176.000 F
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| - Personne seule ou couple marié ayant une personne à charge
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271.000 F
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213.000 F
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| - Personne seule ou couple marié ayant deux personnes à charge |
321.000 F
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250.000 F
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| - Personne seule ou couple marié ayant trois personnes à charge |
361.000 F
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282.000 F
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| - Personne seule ou couple marié ayant quatre personnes à
charge |
+ 41.000 F
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+32.000 F
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Avantage fiscal :
lorsque ces conditions sont cumulativement réunies, le propriétaire bénéficie
d'une déduction de 8% du prix d'acquisition majoré des frais (notaire, commissions
versées aux intermédiaires) pour les 5 premières années puis 2,5% les 4 années
suivantes. A l'issue de cette période de 9 ans, si les conditions sont toujours
remplies, le propriétaire peut pendant 6 années supplémentaires, continuer à
bénéficier d'une déduction de 2,5% par an. En contrepartie, le taux de la déduction
forfaitaire sur les revenus fonciers est ramené de 14% à 6% pendant la période
d'amortissement. Le total des déduction représente donc 50%, 57,5 %, ou 65 %
de la valeur du logement, selon que le contribuable a prolongé ou non son contrat
pour une ou deux périodes triennales. Pour sa part, l'imputation des déficits
fonciers sur le revenu global est fixée à 70 .000 francs (10.671,43 euros).
EXEMPLE D'ACQUISITION SOUS LE REGIME DE LA LOI BESSON
Si vous achetez un appartement d'une valeur de 500 000 francs que vous mettez
en location, vous pouvez déduire 40 000 francs de vos revenus fonciers imposables
chaque année pendant 5 ans puis 12 500 francs chaque année les 4 années suivantes.
Si les conditions sont toujours respectées, vous pouvez à nouveau déduire 12
500 Francs pendant 6 années supplémentaires. En 15 ans, vous aurez déduit 325
000 F.
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